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Acouphène et migraine : pourquoi les deux vont ensemble

    Publié le 8 octobre 2026 · Mis à jour le 8 octobre 2026 · Temps de lecture ~9 min

    Tu vis avec des migraines depuis des années et un acouphène s’est installé. Ou tu remarques que ton sifflement monte pendant tes crises. Dans les deux cas, la question est la même : est-ce que c’est lié ? Oui, acouphène et migraine vont souvent ensemble, et ce lien est mesuré dans plusieurs grandes études. Mais c’est une association : rien ne prouve que l’un fabrique l’autre. Les chercheurs ont des pistes sur ce que les deux partagent dans le cerveau, et encore beaucoup de questions ouvertes. Pour toi, ça change deux choses. D’abord, tu n’imagines pas ce lien : il est documenté, et ton vécu pendant les crises est partagé par beaucoup d’autres. Ensuite, certaines combinaisons de signes ne relèvent pas de ce lien fréquent et demandent un avis médical rapide. On fait le tri, études sur la table.

    L’essentiel. Migraine et acouphène vont souvent ensemble : dans plusieurs grandes études, les personnes migraineuses rapportent nettement plus souvent un acouphène. On parle d’une association et de mécanismes probablement partagés, pas d’une cause démontrée. Chez certaines personnes, l’acouphène monte pendant la crise. Un acouphène qui bat au rythme du pouls, une baisse d’audition brutale ou un mal de tête inhabituel imposent de consulter vite.

    Acouphène et migraine : sont-ils vraiment liés ?

    Oui, ils vont souvent ensemble : les personnes migraineuses rapportent environ deux fois plus souvent un acouphène que les autres. Dans une grande enquête américaine, une étude transversale, c’est-à-dire une photographie à un instant donné, menée sur plus de 12 000 adultes, 34,6 % des migraineux déclaraient un acouphène, contre 16,9 % des non-migraineux1.

    Une étude de cohorte taïwanaise, qui suit des personnes dans le temps, a comparé plus de 1 000 migraineux à quatre fois plus de témoins : sur la période de suivi, le risque de voir apparaître un acouphène était environ trois fois plus élevé chez les migraineux2. Nuance honnête, apportée par la même équipe : les maux de tête non migraineux sont associés à un risque du même ordre3. Le lien n’est donc pas réservé à la migraine. Une étude suédoise va dans le même sens : les céphalées, toutes causes confondues, sont associées à l’acouphène, et plus fortement encore à un acouphène vécu comme « un gros problème »4.

    Il existe aussi un contrepoint. Une méta-analyse, un calcul qui regroupe les résultats de plusieurs études, n’a pas retrouvé d’association pour la migraine. Mais elle reposait sur quatre études au plus : la question reste ouverte5.

    Que retenir de tout ça ? Ce n’est pas une cause. C’est un terrain commun, que les chercheurs essaient encore de cartographier. Aucune de ces études ne montre que la migraine fabrique l’acouphène, ni l’inverse : elles montrent que les deux se croisent plus souvent que le hasard ne le voudrait. Ce genre de terrain partagé revient ailleurs sur ce blog : l’article sur l’acouphène à la ménopause en parle aussi.

    Ce que la migraine et l’acouphène ont en commun dans le cerveau

    Les chercheurs ont plusieurs pistes, et aucune n’est démontrée chez l’humain : le nerf trijumeau, au cœur de la douleur migraineuse, est relié à l’oreille interne, et les deux troubles pourraient partager une amplification des signaux sensoriels.

    Première piste, l’anatomie. Chez le cobaye, le ganglion du trijumeau innerve directement les vaisseaux de l’oreille interne. Les auteurs de ce travail proposent eux-mêmes cette voie comme explication possible d’un ensemble associant déséquilibre, baisse d’audition, acouphène et céphalée6. C’est une démonstration chez l’animal, pas une preuve chez l’humain.

    Deuxième piste, les entrées du corps. Les signaux venus du cou ou de la mâchoire rejoignent les relais auditifs du tronc cérébral, et une modification de ces entrées peut moduler l’intensité d’un acouphène7. Si ton sifflement bouge quand tu serres la mâchoire ou tournes la tête, la piste cervicale détaille ce phénomène.

    Troisième piste, l’amplification. Chez des personnes acouphéniques qui ont aussi des céphalées, on observe une gêne plus forte, plus de sensibilité douloureuse aux sons forts, plus de vertiges. Les auteurs y voient, chez une partie d’entre elles, une amplification générale des signaux sensoriels8. C’est une interprétation, pas un mécanisme prouvé.

    Reste le quotidien. Le stress, les nuits courtes, les tensions du cou pèsent sur les deux troubles : ils peuvent amplifier, ils ne causent ni la migraine ni l’acouphène. Si ton acouphène et ton anxiété se nourrissent l’un l’autre, la spirale stress et acouphène décrit comment reprendre la main. Et pourquoi certains migraineux développent un acouphène quand d’autres n’en auront jamais ? Personne ne le sait aujourd’hui.

    Avant, pendant, après la crise : trois situations différentes

    Le cas le mieux documenté est l’acouphène qui monte pendant la crise : ce qui se passe avant et après est beaucoup moins étudié.

    Pendant la crise

    Dans une étude japonaise menée auprès de personnes consultant pour un acouphène, 27 des 60 personnes migraineuses, soit 45 %, rapportaient une aggravation de leur acouphène pendant les crises, et ce groupe décrivait un acouphène plus gênant au quotidien9. Dans une étude allemande menée dans un centre spécialisé, environ 4 personnes sur 10 décrivaient des symptômes qui montent et descendent ensemble, et le côté de l’acouphène correspondait plus souvent au côté du mal de tête10. Ce sont des déclarations, pas des mesures en temps réel : elles disent que ce vécu est fréquent, pas comment il se produit.

    Avant la crise

    Il existe une forme rare, la migraine avec aura du tronc cérébral, où un acouphène transitoire fait partie de l’aura elle-même, avant la douleur11. En dehors de ce cas particulier, aucune étude ne décrit un acouphène qui annoncerait la crise. Sur l’ordre d’apparition des deux troubles à l’échelle d’une vie, l’étude allemande donne une tendance : un peu plus de la moitié des personnes ont eu les maux de tête d’abord, environ un tiers l’acouphène d’abord10.

    Après la crise

    Aucune étude ne suit l’acouphène dans les heures qui suivent une crise. Voilà ce qu’on ne sait pas : personne n’a mesuré, heure par heure, ce que fait un acouphène autour d’une crise de migraine. Si le tien reste plus fort après la crise et ne revient pas à son niveau habituel, ou s’il change de nature, note-le. C’est une information précise à donner à ton médecin, pas un détail.

    Migraine avec aura, migraine vestibulaire : ce qui change

    La migraine « ophtalmique » est l’ancien nom de la migraine avec aura, et l’acouphène n’y est pas un signe habituel ; la migraine vestibulaire, elle, associe des épisodes de vertige à la migraine et peut s’accompagner de signes auditifs, au point d’être parfois difficile à distinguer de la maladie de Ménière.

    L’aura, ce sont des troubles réversibles, le plus souvent visuels : des zigzags lumineux, une tache aveugle qui s’étend. Ils s’installent progressivement, durent de quelques minutes à une heure, et précèdent le plus souvent la douleur11. « Migraine ophtalmique » figure parmi les anciens termes de la classification internationale des céphalées : les médecins disent aujourd’hui « migraine avec aura »11.

    La migraine vestibulaire est un autre tableau : des vertiges à répétition chez une personne qui a une migraine, avec des signes migraineux pendant une partie des épisodes. L’entité est encore en cours de définition, la classification internationale la range dans son annexe12. Un acouphène, une sensation d’oreille pleine ou une audition qui fluctue peuvent l’accompagner, mais ils ne font pas partie des critères12.

    D’où la vraie difficulté : la frontière avec la maladie de Ménière. Les classifications reconnaissent que les deux tableaux peuvent se ressembler, surtout la première année. Quand un examen de l’audition documente la baisse caractéristique de Ménière, c’est Ménière qui est retenu, et certaines personnes ont les deux12. Une revue parle d’un « dilemme diagnostique » et rappelle qu’aucun examen isolé ne suffit à trancher13.

    Tu l’as compris : tu ne peux pas conclure seul, et cet article ne te donnera pas de liste à cocher. Seul un médecin, avec un interrogatoire complet et un examen de l’audition, peut faire la part des choses. Si tu as des vertiges répétés avec ton acouphène, c’est ton motif de consultation, tel quel.

    Sensible au bruit pendant la crise : phonophobie ou hyperacousie ?

    La gêne au bruit pendant une crise a un nom, la phonophobie, et elle fait partie des signes de la migraine ; l’hyperacousie, elle, est une intolérance aux sons du quotidien qui dure en dehors de toute crise. La classification internationale décrit la phonophobie comme une hypersensibilité au son, même à niveau normal, qui pousse le plus souvent à l’évitement, au même titre que la sensibilité à la lumière11.

    Un résultat surprend. Une étude contrôlée a mesuré le volume à partir duquel un son devient pénible : chez les migraineux, ce seuil est plus bas que chez les témoins même entre les crises, et il descend encore pendant la crise14. La sensibilité au bruit ne disparaît donc pas complètement entre deux crises, du moins dans cette étude.

    Le vocabulaire complique tout. Pour les neurologues, la phonophobie migraineuse est une gêne transitoire, qui touche les deux oreilles12. Pour les audiologistes, le même mot désigne autre chose : la peur anticipée du son. Et l’hyperacousie désigne un inconfort, voire une douleur, face à des volumes que la plupart des gens tolèrent sans y penser15.

    La conséquence pratique tient en une phrase : si la gêne au bruit persiste entre tes crises et pèse sur ta vie, parles-en à ton médecin comme d’une hyperacousie possible, pas comme d’un simple signe de migraine. Pour creuser, lis l’article sur l’hyperacousie.

    Les signes qui doivent te faire consulter rapidement

    Un mal de tête brutal ou inhabituel, un acouphène qui bat au rythme du cœur avec des maux de tête et des troubles de la vue, ou une baisse d’audition soudaine ne se gèrent pas comme une migraine habituelle : ils demandent un avis médical rapide, parfois en urgence.

    Consulte sans attendre si… - ton mal de tête est brutal et atteint son maximum en quelques instants, « en coup de tonnerre »16 ; - ton mal de tête est inhabituel, récent, ou s’aggrave depuis quelques jours16 ; - il s’accompagne de fièvre ou d’une raideur de la nuque1617 ; - tu présentes une faiblesse soudaine, des troubles de la parole, de la vision, de l’équilibre ou de la conscience1617 ; - tes premiers maux de tête apparaissent après 50 ans17 ; - ton acouphène bat au rythme du pouls et tes maux de tête s’aggravent, ou ta vue se trouble : une hypertension intracrânienne fait partie des causes possibles, et la vision peut être en jeu1819 ; - ton audition baisse brutalement, avec ou sans acouphène ou vertige20.

    Deux précisions. Un acouphène qui bat au rythme du cœur a le plus souvent une cause identifiable, parfois vasculaire : il mérite d’être exploré par un médecin plutôt que surveillé de loin21. L’acouphène pulsatile a son propre article. Et une baisse d’audition brutale impose une évaluation rapide : les recommandations insistent sur ce point, car une prise en charge précoce peut jouer sur la récupération20. Si c’est ta situation, lis ce qui concerne un acouphène soudain avec baisse d’audition, puis consulte.

    Dernier point, contre-intuitif : l’intensité d’un mal de tête ne dit rien de sa gravité16. Une douleur modérée mais nouvelle pèse plus lourd dans la décision de consulter qu’une crise forte, identique aux cent précédentes.

    Carnet ouvert aux pages vierges et stylo posés sur une table en bois près d’une fenêtre, à côté d’une tasse de thé : de quoi noter ses crises avant un rendez-vous

    Neurologue ou ORL : qui voir, et quoi apporter

    Les deux, chacun pour sa part : la migraine se diagnostique à l’interrogatoire, chez le généraliste ou le neurologue, l’acouphène s’explore chez l’ORL avec un examen de l’audition, et ce que tu notes entre deux rendez-vous sert aux deux.

    La migraine est un diagnostic clinique : aucune analyse de sang, aucune radio ne la pose22. Ton récit est l’examen. L’ORL, lui, apporte ce que l’interrogatoire ne peut pas donner : la mesure de ton audition. Elle devient incontournable dès qu’il y a des vertiges ou une audition qui fluctue, car c’est elle qui aide à départager migraine vestibulaire et Ménière, comme on l’a vu plus haut.

    Ce qui aide, concrètement, à noter puis à apporter :

    • la date et la durée de tes crises ;
    • le côté du mal de tête et le côté de l’acouphène ;
    • une aura éventuelle, et ce qu’elle fait ;
    • ce que fait ton acouphène avant, pendant et après la crise ;
    • les vertiges, la sensation d’oreille pleine, une audition qui baisse ;
    • les traitements pris et leurs dates : certains comptent, comme l’explique l’article sur les médicaments qui peuvent jouer sur l’acouphène ;
    • ton sommeil et ton niveau de stress sur la période.

    Un carnet papier ou les notes de ton téléphone suffisent, et c’est très bien ainsi : ce que tu prépares pour ton médecin n’a pas besoin d’un outil dédié. Pour décrire le son lui-même, sa hauteur, son volume, son comportement, appuie-toi sur décrire et mesurer ton acouphène. Et si tu te demandes si t’occuper de ta migraine fera baisser ton acouphène, la réponse honnête t’attend dans la FAQ, juste en dessous.

    Moi, j’ai vécu huit ans avec mon acouphène avant de pousser la porte d’un ORL : il est arrivé en 2011, j’avais 18 ans, et j’ai attendu 2019 en bricolant seul. Fais l’inverse.

    Transparence. Cet article est publié par Statera, qui édite MyStatera. L’application se télécharge gratuitement : elle propose des sons personnalisés, composés à partir de la modélisation de ton acouphène et pensés pour ton confort d’écoute. Elle n’est pas un carnet de bord à destination de ton médecin, et elle n’a sa place ni dans la prise en charge de la migraine ni dans celle de l’acouphène. MyStatera n’est pas un dispositif médical et ne remplace pas un avis médical. Consulte sans attendre en cas d’apparition brutale, d’acouphène d’un seul côté, d’acouphène rythmé par le pouls, de perte d’audition soudaine ou de vertiges. Pour en savoir plus : comment fonctionnent les sons personnalisés de Statera.

    Questions fréquentes

    La migraine peut-elle provoquer un acouphène ?

    On ne peut pas l’affirmer : les grandes études montrent que migraine et acouphène vont souvent ensemble, mais une association mesurée à un instant donné, ou sur une période de suivi, ne démontre pas que l’un fabrique l’autre1. Une méta-analyse n’a d’ailleurs pas retrouvé d’association pour la migraine, sur la base de quatre études au plus5. Les chercheurs parlent de mécanismes possiblement partagés, pas d’une cause : la question reste ouverte.

    Pourquoi mon acouphène augmente-t-il pendant une crise de migraine ?

    C’est un vécu fréquent et documenté : dans une étude japonaise, près de la moitié des personnes qui vivent avec les deux rapportaient un acouphène plus fort pendant leurs crises, sans qu’on sache encore expliquer précisément ce phénomène9. Une piste : la sensibilité aux sons augmente pendant la crise, et une étude contrôlée montre que le seuil de gêne au bruit y descend encore14. Ce sont des hypothèses, pas des certitudes.

    Acouphène pulsatile et maux de tête : faut-il s’inquiéter ?

    Oui, cette combinaison mérite un avis médical rapide : un acouphène qui bat au rythme du pouls a le plus souvent une cause identifiable, parfois vasculaire, et il doit être exploré, surtout si les maux de tête s’aggravent ou si ta vue se trouble2118. Une hypertension intracrânienne fait partie des causes possibles, et sans prise en charge rapide, la vision peut être menacée19. Ne range pas ce tableau dans la case « migraine habituelle » : consulte.

    Qu’est-ce que la migraine vestibulaire ?

    La migraine vestibulaire désigne des épisodes de vertige à répétition chez une personne migraineuse, avec des signes de migraine, comme le mal de tête ou la sensibilité à la lumière, pendant une partie des épisodes12. La classification internationale la range encore en annexe, comme une entité en cours de définition. Son tableau recouvre en partie celui de la maladie de Ménière, et certaines personnes ont les deux : seul un médecin, avec un examen de l’audition, peut faire la part des choses12.

    Traiter la migraine fait-il baisser l’acouphène ?

    On ne peut pas le promettre : le seul essai contrôlé que nous ayons trouvé, mené chez des personnes acouphéniques avec des médicaments utilisés en prévention de la migraine, ne montre pas de différence nette avec un placebo après huit semaines23. Le reste de la littérature repose sur quelques cas, sans groupe de comparaison. Prendre en charge ta migraine reste utile pour elle-même : c’est une décision à construire avec ton médecin, pas une promesse pour ton oreille.

    Yannis Boukari est cofondateur de Statera et vit avec un acouphène depuis 2011. Statera est une application de confort qui propose des sons personnalisés, adaptés au profil d’écoute des personnes vivant avec un acouphène neurosensoriel chronique, sans prothèse auditive. Plus de détails dans mon parcours.

    Cet article a une vocation informative et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. En cas d’acouphène d’apparition brutale, d’un seul côté, rythmé par le pouls, avec une baisse d’audition ou des vertiges, ou de mal de tête brutal ou inhabituel, consulte sans attendre. Si l’acouphène s’accompagne d’idées suicidaires, appelle le 3114, gratuit, 24 h/24.

    1. Goshtasbi K. et al., « Tinnitus and Subjective Hearing Loss are More Common in Migraine: A Cross-Sectional NHANES Analysis », Otology & Neurotology, 2021. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34238896/↩︎↩︎

    2. Hwang J.H. et al., « Association of Tinnitus and Other Cochlear Disorders With a History of Migraines », JAMA Otolaryngology-Head & Neck Surgery, 2018. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30003226/↩︎

    3. Chen Y.C. et al., « Risks of tinnitus, sensorineural hearing impairment, and sudden deafness in patients with non-migraine headache », PLoS One, 2019. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31490980/↩︎

    4. Lugo A., Edvall N.K. et al., « Relationship between headaches and tinnitus in a Swedish study », Scientific Reports, 2020. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32444677/↩︎

    5. Biswas R. et al., « Low Evidence for Tinnitus Risk Factors: A Systematic Review and Meta-analysis », Journal of the Association for Research in Otolaryngology, 2023. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36380120/↩︎↩︎

    6. Vass Z. et al., « Direct evidence of trigeminal innervation of the cochlear blood vessels », Neuroscience, 1998. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/9539226/↩︎

    7. Shore S.E., Roberts L.E., Langguth B., « Maladaptive plasticity in tinnitus: triggers, mechanisms and treatment », Nature Reviews Neurology, 2016. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26868680/↩︎

    8. Langguth B. et al., « Tinnitus Patients with Comorbid Headaches: The Influence of Headache Type and Laterality on Tinnitus Characteristics », Frontiers in Neurology, 2017. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28894434/↩︎

    9. Kabaya K. et al., « Impact of Migraine on the Tinnitus-Specific Health-Related Quality of Life and Psychiatric Comorbidities in Patients with Tinnitus », Otology & Neurotology, 2024. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39142307/↩︎↩︎

    10. Langguth B. et al., « Tinnitus and Headache », BioMed Research International, 2015. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26583133/↩︎↩︎

    11. International Headache Society, « The International Classification of Headache Disorders, 3rd edition » (ICHD-3), Cephalalgia, 2018. https://ichd-3.org/1-migraine/1-2-migraine-with-aura/↩︎↩︎↩︎↩︎

    12. Lempert T. et al., « Vestibular migraine: Diagnostic criteria (Update) », Journal of Vestibular Research, 2022. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34719447/↩︎↩︎↩︎↩︎↩︎↩︎

    13. Chen J.Y. et al., « Vestibular migraine or Meniere’s disease: a diagnostic dilemma », Journal of Neurology, 2023. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36562849/↩︎

    14. Ashkenazi A. et al., « Ictal and interictal phonophobia in migraine: a quantitative controlled study », Cephalalgia, 2009. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/19735532/↩︎↩︎

    15. Henry J.A. et al., « Sound Tolerance Conditions (Hyperacusis, Misophonia, Noise Sensitivity, and Phonophobia): Definitions and Clinical Management », American Journal of Audiology, 2022. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35858241/↩︎

    16. Moisset X. et al., « French Guidelines For the Emergency Management of Headaches » (SFEMC / SFN), Revue neurologique, 2016. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27377828/↩︎↩︎↩︎↩︎↩︎

    17. Le Manuel MSD, version grand public, « Présentation des céphalées », 2025. https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-du-cerveau-de-la-moelle-%C3%A9pini%C3%A8re-et-des-nerfs/c%C3%A9phal%C3%A9es/pr%C3%A9sentation-des-c%C3%A9phal%C3%A9es↩︎↩︎↩︎

    18. Mollan S.P. et al., « Idiopathic intracranial hypertension: consensus guidelines on management », Journal of Neurology, Neurosurgery & Psychiatry, 2018. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29903905/↩︎↩︎

    19. Le Manuel MSD, version grand public, « Hypertension intracrânienne idiopathique », 2025. https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-du-cerveau-de-la-moelle-%C3%A9pini%C3%A8re-et-des-nerfs/c%C3%A9phal%C3%A9es/hypertension-intracr%C3%A2nienne-idiopathique↩︎↩︎

    20. Chandrasekhar S.S. et al., « Clinical Practice Guideline: Sudden Hearing Loss (Update) », Otolaryngology-Head and Neck Surgery, 2019. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31369359/↩︎↩︎

    21. Hofmann E. et al., « Pulsatile tinnitus: imaging and differential diagnosis », Deutsches Ärzteblatt International, 2013. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23885280/↩︎↩︎

    22. SFEMC, « Recommandations. Prise en charge de la migraine chez l’adulte », 2024. https://sfemc.fr/wp-content/uploads/2024/12/recommandations-prise-en-charge-de-la-migraine-chez-ladulte.pdf↩︎

    23. Abouzari M. et al., « Efficacy of Nortriptyline-Topiramate and Verapamil-Paroxetine in Tinnitus Management: A Randomized Placebo-Controlled Trial », Otolaryngology-Head and Neck Surgery, 2025. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39588680/↩︎

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